Elles (Texte)

10 Nov 2018

Parce qu’elles n’ont jamais oublié, parce qu’il restera au fond d’elles
Comme un souvenir du passé, de ceux qui vous brûlent les ailes.
Parce qu’elles n’ont pas vraiment le choix, et que rien ne sera plus grand
Que ce qu’elles étaient autrefois et qu’elles ne sont plus maintenant.
Parce que l’on ne vit pas deux fois, ce que l’on n’oubliera jamais.
Parce qu’il n’y a qu’une histoire comme ça, que rien ne peut la remplacer.
Parce qu’elles ont aimé si fort et parce que le cœur est brisé
Qu’aucun homme ne pourra, alors, être celui qu’elles ont aimé.

A celles qui gardent au fond du cœur l’empreinte d’un amour passé
D’un amour qui, jamais ne meurt, le seul qui ait vraiment compté.

A combler le cœur de mensonges, à s’en remettre aux illusions
Jusqu’à s’évader de leurs songes, juste pour oublier son nom.
Mais leur regard absent parfois, pour se détacher du présent
Trahira leur vie d’autrefois, quand elles avaient aimé vraiment.
Ainsi, passeront les années, aux cotés d’un mari aimant
Entouré des enfant parfaits, et qui l’appelleront maman
Elle oubliera pendant un temps qu’un jour, elle était une femme
Éperdue de ce bel amant qui brûlera toujours son âme.

A celles qui gardent au fond du cœur l’empreinte d’un amour passé
D’un amour qui, jamais ne meurt, le seul qui ait vraiment compté.

Quand le temps aura décidé d’emporter tous ses souvenirs
Les rides dévoilant les traits de l’un de ses plus beaux sourires.
Au chevet d’un mari mourant, elle ne sera que lui répondre
Quand il lui dira doucement que son sourire le fait fondre
Mais son cœur, cerné de douleur, telle une voile trop usée
A cédé aux vents du malheur auxquels elle avait résisté
Elle sombrera alors en pleurs et il la serrera vraiment
Mais, jamais il ne comprendra que c’est un autre qu’elle attend.

A celles qui gardent au fond du cœur l’empreinte d’un amour passé
D’un amour qui, jamais ne meurt, le seul qui ait vraiment compté.

Texte et musique : Frédéric Rocchia